Derniers Articles
Trafic Google en baisse : Reddit va tester la connexion obligatoire pour accéder au site HubSpot perd 80 % de son trafic SEO : son CMO explique ce que l’entreprise mesure désormais à la place Google accusé de voler le trafic des sites web : la riposte est lancée ! IBOU : le moteur français s’ouvre au grand public avant l’arrivée de sa version conversationnelle Connected Apps Platform : Google ouvre Search et l’app Gemini aux développeurs via MCP ChatGPT Shopping : pourquoi un e-commerçant n’est pas classé de la même façon aux États-Unis et en Europe Google ne lit pas vos PDF, il les convertit en HTML Comment Google Discover décide que vos contenus sont périmés : le « SDF freshness » « Économisez votre énergie » : quand Google traite la fraîcheur des données de la Search Console avec (trop) de légèreté Spam UGC : Google cible désormais les outils qui génèrent des pages, des contenus et des web appsLire l'article complet : Google teste de payer (enfin) les éditeurs pour l’usage des contenus par l’IA, mais il paie « des cacahuètes »
Publié le 15/09/2026 à 15:56:09 par Neper
Google teste de payer (enfin) les éditeurs pour l’usage des contenus par l’IA, mais il paie « des cacahuètes »
Le 14 septembre 2026, Jessica Davies et Sara Guaglione publient sur Digiday (un site de presse online basé à New York) les captures d’écran d’un programme que Google n’avait jamais rendu officiel : l’AI contribution pilot.
Il s’agit d’un dispositif accessible depuis la Search Console qui prévoit de verser de l’argent à un éditeur lorsque son contenu contribue à une réponse générée dans les AI Overviews (résumés générés affichés en tête des résultats), l’AI Mode (interface conversationnelle de Google Search) et l’application Gemini.
Google vient de confirmer l’existence du programme et le qualifie de pilote d’apprentissage à un stade précoce. Au moins quelques dizaines d’éditeurs ont été approchés. Aucun n’a obtenu la grille de calcul. Une source proche du dossier a décrit à Digiday les premiers versements comme des cacahuètes comparées aux revenus publicitaires classiques.
C’est le premier mécanisme de rémunération à l’usage par les IA génératives jamais ouvert par Google à des sites web ordinaires. Et il est calibré a minima sur chacun de ses paramètres : accès, transparence, montant, durée.
Un guichet de paiement dans la Search Console
Le dispositif tient sur un seul panneau. L’éditeur invité voit apparaître dans sa Search Console une invitation à commencer à gagner de l’argent avec le pilote, accepte des Program Terms, renseigne ses coordonnées bancaires, et obtient un widget affichant un montant mensuel accompagné d’un historique. Il peut annuler sa participation à tout moment depuis les paramètres. Le versement effectif peut différer du montant estimé, en raison des retenues fiscales et des seuils de paiement locaux.

La documentation d’aide, obtenue par Digiday et relayée par Barry Schwartz sur Search Engine Roundtable, pose une condition d’éligibilité précise : le contenu doit contribuer de façon significative à la création de la réponse. Le texte écarte explicitement deux situations. Le contenu qui sert à confirmer un fait après coup ne compte pas. Le contenu vers lequel un lien est ajouté une fois la réponse générée ne compte pas non plus.
Autrement dit, être cité ne paie pas.
Seul paie le rôle joué dans la génération elle-même, ce que Google appelle le grounding (ancrage d’une réponse générative sur des documents récupérés à la volée, pour en réduire les erreurs).
Un détail curieux à signaler : la fonctionnalité est dans la Search Console, pas dans Publisher Center ni dans AdSense. Un choix rendu probablement obligatoire par la large cible de ce programme pilote.
Un pilote calibré au minimum
Il n’existe pas de formulaire d’inscription. L’accès se fait sur invitation, et Digiday n’a pas pu obtenir de Google le nombre exact d’éditeurs approchés. Le programme séduit surtout les éditeurs petits et moyens, ceux qui n’ont aucun pouvoir de négociation individuel, et il s’est étendu bien au-delà de la presse.
Ce que l’éditeur voit : un chiffre. Ce qu’il ne voit pas : tout le reste.
Pas de grille tarifaire, pas de volume d’usage, pas de liste d’URL concernées, pas de détail du calcul, pas d’engagement de durée, pas de voie de recours. Un dirigeant résume auprès de Digiday : « It’s quite a black box. »
Sur les montants, deux témoignages convergent et aucun chiffre n’est public. Un cadre parle de sommes trop...