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Publié le 29/10/2026 à 09:23:57 par Abondance
ChatGPT Shopping : pourquoi un e-commerçant n’est pas classé de la même façon aux États-Unis et en Europe
Ce qu'il faut retenir :
- Selon Peec AI, ChatGPT Shopping s'appuie aux États-Unis sur Labrador, l'index d'OpenAI alimenté par des flux produits, alors qu'en Europe il récupère toujours les résultats de Google Shopping via une API tierce.
- Aux États-Unis, une boutique dépourvue du statut de vendeur vérifié disparaît des résultats : dans un test, un marchand présent sur 25 des 32 produits candidats n'a placé aucun produit dans le carrousel.
- ChatGPT tronque chaque description produit à 50 tokens, soit environ 40 mots en anglais, et ne prend en compte que ce début de texte au moment de noter les produits.
- Peec AI recommande d'envoyer son flux à OpenAI, de placer les informations clés en tête de description, de déclarer chaque variante séparément et de soigner Google Shopping tant que Labrador n'est pas déployé en Europe.
ChatGPT Shopping fonctionne avec deux systèmes distincts selon la région
Le constat vient de Peec AI, éditeur d’outils de suivi de la visibilité dans les IA génératives. Dans un article publié le 16 octobre 2026 sur le blog de l’entreprise, Metehan Yesilyurt indique que l’équipe a eu accès à une API de debug de ChatGPT. Pour chaque prompt, elle renvoie environ 150 000 lignes de données sur la récupération des produits, dont le score attribué à chacun d’eux. Malte Landwehr, CPO et CMO de Peec AI, a présenté ces résultats lors de brightonSEO 2026.
Selon ces données, OpenAI a fait basculer le shopping américain sur son propre système de récupération quelques semaines avant cette conférence. Dans les sessions américaines, un indicateur nommé « Labrador shopping version 2 » est activé, tandis que celui du scraping de Google Shopping via une SERP API (un service tiers qui extrait les pages de résultats d’un moteur) est désactivé. Les sessions européennes présentent la configuration inverse.
Peec AI résume les différences ainsi :
- Source des produits : l’index Labrador, construit à partir de flux produits, aux États-Unis. Google Shopping, scrapé via une SERP API, en Europe.
- Condition d’entrée : envoyer un flux à OpenAI ou vendre via Shopify aux États-Unis. Être référencé dans Google Shopping en Europe.
- Contrôle du vendeur : statut de vendeur vérifié exigé aux États-Unis, aucun contrôle en Europe.
- Notation de la pertinence : embeddings, BM25 et correspondance GTIN aux États-Unis. Aucune en Europe, où les résultats sont répartis à tour de rôle entre les requêtes.
- Temps de récupération : environ 0,6 seconde aux États-Unis contre environ 4 secondes en Europe.
- Suivi des clics : paramètre utm_medium=feed sur les liens produits américains, absent en Europe.
Pour rappel, le carrousel shopping correspond au bloc de fiches produits qui apparaît dans une réponse de ChatGPT, avec un à sept produits, parfois présentés sous forme de tableau. Ces observations n’ont pas été confirmées publiquement par OpenAI : elles proviennent de l’analyse de Peec AI, qui commercialise par ailleurs un outil de suivi de ChatGPT Shopping.
Aux États-Unis, le flux produit conditionne la visibilité
Au moment de la conférence, le shopping américain s’appuyait sur 669 flux, dont 606 actifs. Environ 70 provenaient de partenariats directs, dans lesquels une marque comme Nike transmet elle-même son flux à OpenAI. Près de 500 étaient encore des flux construits par OpenAI en scrapant les sites des marchands via Bright Data. Le reste passait par Shopify, avec un flux issu de Salesforce et un autre d’une intégration Stripe. Lorsqu’une marque signe un partenariat direct, OpenAI désactive le flux qu’il avait construit à partir de son site.
Pour observer la sélection, Peec AI a testé un prompt portant sur des chaussures de running. ChatGPT a récupéré 41 produits candidats, en a transformé 32 en « blocs de prompt » détaillés (titre, description, notes, GTIN, etc.) et en a affiché 5. Le GTIN (Global Trade Item Number) est l’identifiant international d’un article, l’EAN en Europe.
Pour chaque candidat, les données de debug montrent plusieurs signaux de recherche d’information classiques :
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