Derniers Articles
Migration de domaine : Google précise comment utiliser l’outil de « Changement d’adresse » Consultant SEO en agence ou freelance : les 5 actions à mettre en place avant de partir en vacances GEO vs SEO : faut-il choisir ou combiner les deux ? Open Knowledge Format : Google pose les bases d’un nouveau standard pour les agents IA Un tribunal allemand juge Google responsable des erreurs de ses AI Overviews La reconversion à l’ère de l’IA générative : les nouvelles compétences attendues des entreprises Google confirme qu’il ignore le fichier llms.txt et clôt le débat L’édition de juin 2026 de Réacteur est en ligne ! SEO technique : comment un agent IA peut auditer et corriger votre site à votre place Sundar Pichai livre un discours aux diplômés de Stanford 2026 : trois règles de vie à retenirLire l'article complet : GEO is not the future of SEO !
Publié le 28/02/2024 à 12:11:45 par Neper
GEO is not the future of SEO !
Les fantasmes autour de l’IA sont déjà nombreux. Et le SEO est souvent pollué par des discours pas toujours très argumentés.
Alors quand des chercheurs publient un papier sur l’IA et le SEO en oubliant toute rigueur scientifique, ce n’est vraiment pas de nature à aider à comprendre ce qui change avec l’IA pour le SEO.
Je vois déjà fleurir les articles et les déclarations de certains spécialistes SEO qui s’appuient sur les « résultats » de cette étude pour venir expliquer que :
- Le GEO est le futur du SEO
- Qu’optimiser son contenu pour les IA Génératives c’est possible, et qu’en plus ça marche très bien
Sauf que tout cela c’est du flan, de la pipe, des foutaises, bref une vaste fumisterie !
Le problème avec le papier scientifique sur le GEO
Cet article, c’est celui-ci :
https://arxiv.org/pdf/2311.09735.pdf
A première vue, les auteurs du papier sont des gens sérieux : de vrais chercheurs, d’universités prestigieuses (Princeton, Georgia Tech, l’IIT de Delhi….) qui ont publié un article dans une revue scientifique.

Sauf que :
- l’article n’est pas publié dans une revue à Comité de Lecture
- Il est toujours en cours d’évaluation par leurs pairs
- et… leur méthodologie est étrange.
Les faiblesses méthodologiques sont nombreuses :
- Un échantillon tout petit, qui ne comporte que des cas où ils attendaient clairement que les résultats soient visibles. C’est un peu léger pour en conclure que cela fonctionnera tout le temps
- Un moteur cobaye qui est perplexity.ai. C’est un dire un moteur qui sera dépassé dans trois mois par l’équivalent chez Microsoft, Google, OpenAI, Meta, Anthropic… Quelques tests ont été effectués sur Bing.

Un extrait du papier qui montre les gains de visibilité obtenus grâce à leurs expériences en GEO. Mais en réalité, pendant combien de temps citer des sources, ajouter des chiffres, ou affirmer des faits en enlevant des précautions oratoires fonctionnera. Et surtout, est-ce que cela marchera en dehors du Perplexity de fin 2023 ?
On sent que le vrai objectif des auteurs est de se faire un peu de pub en étant les premiers à appeler les techniques SEO pour les RAG « GEO ».
Cet article n’aidera clairement pas la recherche sur l’information retrieval à faire des progrès. Mais l’effort est louable, il faut espérer que cela incitera d’autres à se lancer dans des travaux un peu plus sérieux sur le sujet.
Reste une question : le GEO peut-il réellement représenter une approche utile dans le futur?
Pour le savoir, il faut se demander si optimiser son site pour un RAG a du sens.
Pourquoi les RAG sont annoncés comme les Google Killers
Perplexity, comme la SGE, mais aussi Gemini, est un bon exemple de ce qu’on appelle les RAG.
L’acronyme RAG signifie « Retrieval Augmented Generation ». Ce qui est (souvent mal) traduit en français par Generation Augmentée par Récupération ou Génération Augmentée par Extraction.
En fait cela décrit une IA (un LLM : Large Language Model) qui s’appuie sur un moteur de recherche classique pour aller chercher des informations que le modèle n’a pas, ou pour actualiser ses informations, ou pour vérifier ses informations.