Derniers Articles
L’Apéro Parisien SEO & IA est de retour le 14 avril 2026 ! Universal Commerce Protocol (UCP) : Google annonce de nouvelles fonctionnalités GEO : où en est-on début 2026 ? Abondance organise un webinar de retours terrain Google prépare une option pour exclure son contenu des résultats IA dans Search Mistral frappe fort : nouveau modèle, alliance avec NVIDIA et agent de preuve formelle Audit technique SEO : les 3 analyses sous-cotées Goossips SEO : Désaveu de TLD & limites de crawl L’édition de mars 2026 de Réacteur est disponible ! Google lance des guides pratiques pour optimiser votre fiche Google Business Profile Ce que Google sait de votre entreprise sans que vous l’ayez décidéLire l'article complet : Étude : ChatGPT pénalise les sites non anglophones
Publié le 23/02/2026 à 12:28:53 par Abondance
Étude : ChatGPT pénalise les sites non anglophones
Une analyse portant sur plus de 10 millions de requêtes montre que ChatGPT bascule massivement ses recherches internes (query fan-out) vers l’anglais, même lorsque la question est posée dans une autre langue. Résultat : des leaders locaux comme Allegro en Pologne ou des marques espagnoles disparaissent derrière des géants mondiaux, avec un impact direct pour le SEO et la visibilité des entreprises non anglophones.
Ce qu'il faut retenir :
- 43 % des requêtes de recherche en arrière-plan (« fan-outs ») de ChatGPT pour des prompts non anglophones sont effectuées en anglais.
- 78 % des sessions non anglophones incluent au moins une requête de recherche en anglais, aucun marché non anglophone n’étant en dessous de 60 %.
- Des acteurs locaux dominants (Allegro en Pologne, logiciels allemands, marques espagnoles) sont ignorés ou relégués au profit de plateformes et marques globales.
- Pour exister dans ces réponses, les marques non anglophones doivent penser stratégie de contenu en anglais et présence dans les sources que ChatGPT cite réellement.
ChatGPT cherche en anglais, même quand la requête ne l’est pas
Peec AI, une plateforme d’analytics dédiée à la recherche via l’IA, a analysé plus de 10 millions de prompts ChatGPT et environ 20 millions de requêtes de recherche en arrière-plan (« fan-out queries »). Pour rappel, les fan-outs sont les sous-requêtes que ChatGPT génère pour trouver des sources avant de composer sa réponse.
En se concentrant uniquement sur les sessions où la langue du prompt et le pays de l’IP concordaient (par exemple, polonais depuis la Pologne, allemand depuis l’Allemagne, espagnol depuis l’Espagne), Peec AI a constaté que 43 % des fan-outs déclenchés par des prompts non anglophones étaient en anglais. Autrement dit, près d’une étape de recherche sur deux se fait sur le web anglophone, même quand l’utilisateur parle une autre langue.
L’étude montre également que 78 % des sessions non anglophones comprennent au moins une requête en anglais, avec un minimum de 60 % pour toutes les langues étudiées. Les requêtes en turc sont les plus « anglicisées »: 94 % incluent au moins un fan-out en anglais, tandis que l’espagnol est en bas de l’échelle, mais encore à 66 %. Côté France, pr§s de 82 % des requêtes en français génèrent au moins un fan-out en anglais.

Des leaders locaux invisibles dans leurs propres marchés
Les exemples donnés par Peec AI illustrent très clairement l’impact de ce biais linguistique.
- En Pologne : pour une requête en polonais depuis une IP polonaise du type « Jakie są najlepsze portale aukcyjne ? » (« quels sont les meilleurs portails d’enchères ? »), Allegro.pl, pourtant décrit comme la plateforme e-commerce dominante du pays, est soit absente, soit reléguée derrière eBay et d’autres plateformes globales.
- En Allemagne : pour une question en allemand sur les « meilleures entreprises de logiciels » depuis l’Allemagne, la réponse met en...