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Publié le 26/06/2026 à 07:56:29 par Abondance
Open Knowledge Format : ce que Google montre, et ce qu’on en a fait
Ce que Google dit, ce que Google montre
Commençons par lever une ambiguïté, parce qu'elle structure tout le reste.
L'annonce d'OKF parle de partage de la connaissance entre équipes et organisations. À la lecture, on imagine un format d'échange de données : je produis un bundle, vous le consommez, on se transmet du savoir.
Et pourtant. Quand on creuse un peu et qu'on ouvre les exemples livrés par Google dans son repo (les datasets GA4, Stack Overflow, Bitcoin) et l'agent d'enrichissement, on voit autre chose. Chaque concept décrit une table BigQuery : son schéma, le sens d'une colonne, les chemins de jointure, et un champ resource qui pointe vers la donnée, là où elle reste. La donnée ne voyage jamais.
Dit autrement : un concept qui décrit une table, c'est en pratique un skill. De la métadonnée, une grille de lecture pour un agent qui a déjà accès à l'entrepôt. Le bundle de référence est une couche d'annotation, un joli nom pour un skill posé sur des données que le producteur garde chez lui.
C'est utile, et c'est un usage parfaitement légitime du format. Mais c'est à un pas de la promesse. Le discours dit "partager la connaissance" ; la démonstration dit "décrire mes tables privées pour des agents". Le pointeur suppose que le lecteur peut le suivre.
Au passage : non, OKF n'est pas un levier de search, ni un nouveau llms.txt à coller sur son site pour plaire aux IA. On a creusé ce point ailleurs (Article linkedin an anglais) et on ne le refait pas ici. Mais on le redit clairement, parce que le raccourci est tentant.
Reste alors une question que les exemples n'abordent pas : et si le lecteur ne peut pas accéder à votre entrepôt, et si la connaissance qui vaut d'être partagée, c'est le résultat déjà calculé ?
Là où on se situe
Marie Haynes, dans son billet sur OKF, pousse l'idée plus loin que la simple conversion de pages. Elle relève une piste : on pourrait vendre des bundles de connaissance experte. Un avocat, un comptable, un consultant qui empaquette ses processus propriétaires dans un bundle qu'une autre organisation intègre.
C'est exactement ce qu'on fait, en concret.
Trois idées circulent en ce moment autour des bundles OKF :
- Convertir ses pages en Markdown OKF, le réflexe GEO qui va à l'encontre même du concept OKF. Ce n'est pas ça.
- Construire le sien, à la Haynes, à partir de ses propres documents. Le principe, validé à petite échelle.
- Vendre un bundle de data + expertise. C'est là que notre PoC se situe.
Deux précisions sur ce qu'il y a dans nos bundles, parce qu'elles font la différence.
D'abord, un bundle contient un extrait de notre donnée Discover enrichie : vos articles, vos entités phares, vos pipelines de distribution comme ceux de vos concurrents, calculés à partir d'un jeu de données que vous ne pourriez pas produire vous-même.
Ensuite, on embarque à la fois l'expertise et la donnée. Les playbooks (comment lire et interroger le bundle) voyagent avec le jeu de données. Connaissance, expertise et données dans un seul artefact.
Et là, le contraste avec la démonstration de Google devient net. Google annote des tables qu'il garde. Notre bundle, lui, est la donnée plus la façon de la lire, dans un objet autonome : rien à synchroniser, rien à aller rechercher ailleurs, il reste chez le client. C'est le coeur de la proposition.
Comment un bundle est fabriqué
Un producteur déterministe (un script, aucun LLM dans la boucle, donc reproductible et auditable) lit notre réplica analytique et sérialise...