Derniers Articles
Ses clics Google ont été divisés par deux : l’éditeur de Minecraft.fr face à l’impact de l’IA Goossips SEO : Baisse d’indexation Microsoft prépare de nouveaux rapports IA pour Bing Webmaster Tools Google déploie la fonctionnalité « sources préférées » dans toutes les langues Google Search en hausse de 19 % au premier trimestre 2026 : l’IA booste les requêtes à un niveau record Entités et Knowledge Graph : comment construire une présence documentée Google Search et IA : ce que Liz Reid révèle de la transformation en cours Optimiser un site pour les agents IA : les angles morts du GEO Danny Sullivan : le contenu interchangeable est mort, vive le contenu non-réplicable Google déplace les IP de ses crawlers et oublie de prévenir les équipes infraLire l'article complet : AI Mode en split view : une nouveauté avec de réels impacts
Publié le 22/04/2026 à 13:19:21 par Neper
AI Mode en split view : une nouveauté avec de réels impacts
Le 16 avril 2026, Google a annoncé une évolution discrète dans son blog officiel : sur Chrome desktop, cliquer sur un lien dans une réponse AI Mode n’envoie plus l’utilisateur sur le site de l’éditeur en pleine largeur. La page cible s’ouvre dans un panneau à droite, pendant qu’AI Mode reste actif à gauche. Le déploiement est limité aux États-Unis et au desktop, sans calendrier pour l’international.
Mais la portée de ce changement n’est pas uniquement cosmétique : les pages conçues pour 1366 ou 1920 pixels de large se retrouvent soudain rendues dans environ 700 pixels, avec une conversation IA qui continue à solliciter l’attention de l’utilisateur juste à côté. L’enjeu concret pour les propriétaires de sites n’est plus seulement d’obtenir le clic, mais d’être lisible, crédible et convaincant dans un demi-écran.
Ce que Google a réellement livré
L’annonce signée Robby Stein, VP of Product chez Google Search, et Mike Torres, VP of Product chez Chrome, regroupe trois fonctionnalités.
La première est la vue côte à côte dans AI Mode sur Chrome desktop : la page cible s’ouvre en panneau latéral sans remplacer la conversation. La deuxième est un menu « plus » permettant d’injecter des onglets ouverts, des images ou des PDF comme contexte d’une requête AI Mode, sur desktop et mobile. La troisième est l’accès à Canvas et à la génération d’images depuis ce même menu.
Côté tracking, Glenn Gabe, consultant SEO chez G-Squared Interactive, a été cité par Barry Schwartz sur Search Engine Roundtable pour indiquer que les pages ouvertes en split view remontent normalement dans Google Analytics et se chargent comme n’importe quelle visite. Le vrai changement est ailleurs : le viewport est partagé et AI Mode continue d’afficher ses citations concurrentes, toutes accessibles en un clic.
AI Mode, pour rappel, est le mode conversationnel de Google Search, annoncé à Google I/O en mai 2025. Il fonctionne avec la méthode du query fan-out, qui consiste à décomposer la question en sous-requêtes traitées en parallèle pour synthétiser une réponse multi-sources. Fin 2025, Google revendiquait 75 millions d’utilisateurs quotidiens et plus d’un milliard de requêtes mensuelles sur AI Mode aux États-Unis et en Inde.
Le viewport à 700 pixels, nouvelle contrainte de design
Google n’a pas publié de ratio officiel pour le split. Les retours terrain relayés par plusieurs agences spécialisées, dont Digital Applied, convergent autour d’une largeur de rendu de 600 à 800 pixels. La recommandation pragmatique qui s’impose est de concevoir et de tester le premier écran pour environ 700 pixels.
Ce chiffre n’est pas un breakpoint mobile connu. Il tombe entre les tablettes en mode portrait et les petits laptops, dans une zone rarement priorisée par les design systems actuels. Concrètement, plusieurs familles de patterns se comportent mal dans ce panneau réduit :
- les headers sticky trop hauts, qui mangent la moitié du premier écran à la place des quelques lignes utiles,
- les bandeaux de consentement cookies dimensionnés pour un écran large, qui occupent facilement la majorité du viewport dès l’arrivée,
- les héros en accordéon dont le contenu principal dépend d’une interaction, invisible à l’ouverture,
- les premiers rendus JavaScript-dépendants, qui ajoutent une latence visible dans un contexte où l’utilisateur a déjà la réponse IA sous les yeux,
- les carrousels...