Derniers Articles
Screaming Frog SEO Spider 24.0 : intégration de l’IA et automatisation accrue Goossips SEO : API d’indexation Comment Bing intègre la sécurité au cœur de la recherche IA L’édition de mai 2026 de Réacteur est en ligne ! Google publie son premier guide officiel pour apparaître dans les résultats IA Google précise que ses règles anti-spam s’appliquent aussi aux réponses IA Google Discover offre des profils enrichis à 54 éditeurs : ce qu’ils en font vraiment Comment les IA choisissent leurs sources : retour sur le concours GEO GreenRed HubSpot AEO : un nouvel outil pour booster votre visibilité dans les résultats de recherche IA Google prêt à revoir sa politique anti-parasite SEO pour les éditeurs de presse européensLire l'article complet : Non respect du DMA : Google devrait faire l’objet de poursuites d’ici quelques mois
Publié le 25/02/2025 à 16:30:32 par Neper
Non respect du DMA : Google devrait faire l’objet de poursuites d’ici quelques mois
Le Digital Markets Act, ou en français le Règlement sur les marchés numériques, est une directive européenne qui est entrée en vigueur le mercredi 6 mars 2024.
Ce règlement vise à encadrer l’activité économique des grandes plateformes numériques au sein de l’Union européenne. Et parmi ces plateformes, on compte bien sûr les GAFAM, et Google en particulier.
Les plateformes concernées par la nouvelle réglementation, les « Gatekeepers » avaient eu auparavant 6 mois pour se mettre en conformité ou la préparer. C’est le cas de Google, qui avait décidé de modifier quelques points de son interface dans les cas où ses services étaient en concurrence avec d’autres acteurs.
Nous en avions parlé dans cet article :
Quelques semaines après la date fatidique où tous les « Gatekeepers » devaient avoir terminé leurs chantiers de mise en conformité (le 6 mars 2024, donc), la Commission Européenne a constaté que le compte n’y était pas. Et avait lancé des enquêtes pour vérifier le bon respect des dispositions du DMA par un certain nombre de Gatekeepers, notamment Apple, Meta Amazon et Google.
Les « Gafam » ont choisi de respecter la lettre du règlement, mais pas forcément l’esprit
En fait, cette situation résulte à la fois de la mauvaise volonté des acteurs incriminés et des défauts du texte.
Le règlement DMA, qui avait été parfois présenté comme LA solution pour régler le problème de l’abus de position dominante par les Gatekeepers, est victime de trois péchés originels.
- Il est relativement flou (à dessein) et n’est pas très précis dans la définition de ce qui est autorisé ou interdit. Cela signifie qu’en pratique, le non-respect de la directive est sujet à interprétation dans de nombreux cas. Cela a permis au GAFAM de montrer des modifications de façade qui semblaient respecter la lettre du réglement. Dans le même temps les concurrents ont eu beau jeu de démontrer que l’esprit du texte n’était pas respecté. C’est le problème quand un texte donne libre cours à l’interprétation.
- Certains points demandent, pour être correctement analysés, des données qui ne peuvent provenir aujourd’hui que des Gatekeepers ou de leurs concurrents. En clair, la Commission ne dispose pas de sources de données tierces adaptées et/ou fiables. Et l’autorité de la concurrence europénne ne dispose pas d’une structure spécialisée permettant de vérifier toutes les informations que fournissent les GateKeepers. Bref, évaluer les solutions proposées par les uns et les autres est un casse-tête.
- Comme il est difficile de constater qu’une infraction est constituée, sauf avec beaucoup de temps et d’énergie et un gros risque de contestation, il y’a de fortes chances que les sanctions prévues soient inefficaces.
On peut constater, 11 mois après le début de l’enquête, que rien ne s’est passé (en tout cas officiellement).