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Publié le 17/08/2026 à 14:12:39 par Neper

Cats.txt : le standard qui a passé les quatre tests utilisés pour vendre le llms.txt

Après le llms.txt, et le TDMRep, il y’a un nouveau fichier à implémenter sur votre site d’urgence pour piloter les bots IA.

Ce nouveau standard c’est le CATS.txt, pour « Crawler Access and Trust Specification » *

Le principe reprend celui du robots.txt ou du ads.txt. Un fichier texte déclaratif, posé à la racine, qui expose aux crawlers un jeu d’entités rattachées à votre site : leur identifiant, leur rôle, et un indice de confiance normalisé noté sur 10.

Et les preuves d’efficacité sont là.

Un fichier pris en compte par les bots IA

GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot et Googlebot le crawlent : les logs serveur le montrent clairement.

Google l’indexe, et vous propose même de le revendiquer dans la Search Console pour en suivre les performances. L’AI Overview de Google va jusqu’à décrire une entité déclarée dans le fichier, avec ses attributs, en citant le cats.txt comme source. Une information qui n’existe nulle part ailleurs sur le web.

Et si vous demandez à ChatGPT si le cats.txt aide à ranker, il vous répond oui, grâce à ses « signaux structurés pour les machines ».
Crawlé, indexé, cité, validé par l’IA elle-même.

Sauf que…

Le cats.txt est une parodie de standard

Le cats.txt est une blague. Mark Williams-Cook l’a inventée début août pour voir si un fichier parfaitement absurde franchissait les quatre mêmes « preuves » qu’on brandit aujourd’hui pour vendre le llms.txt.

Les entités déclarées dans le fichier, ce sont ses chats. Leur nom, leur race, leur intitulé de poste. Et l’indice de confiance sur 10, c’est le PurrLevel, qui mesure la fréquence des ronronnements.

L’entité que l’AI Overview de Google décrit si sérieusement s’appelle donc Odd. C’est un chat Tuxedo, « Render Cat », qui chasse le curseur à l’écran et planque les pixels égarés dans la moquette numérique. PurrLevel de 5 sur 7. Tout est inventé.

Un standard « Canada Dry »

Le cats.txt n’est pas un canular bâclé, Williams-Cook a bossé son sujet avant de lancer sa blague.

La spécification reprend le registre du RFC (Request for Comments, le format de document par lequel l’IETF publie les standards de l’internet) : champs obligatoires, champ CacheControl indiquant la durée de mise en cache des métadonnées félines, exemple de fichier daté du 18 septembre 2025 pour le domaine i83.uk. On y trouve un Maine Coon nommé Byte, « Data Wrangler », PurrLevel 9, et un British Shorthair nommé Pixel, « GUI Purrfectionist », PurrLevel 8.

Williams-Cook a ensuite publié un article LinkedIn présentant le cats.txt comme le standard manquant du SEO et du GEO, au motif assumé que les LLM accordent un poids étrange aux contenus LinkedIn.

C’est là que la communauté SEO s’en est mêlée, en toute connaissance de cause. Dave Smart, consultant technique de Manchester qui construit des sites depuis 26 ans, a posé un cats.txt sur tamethebots.com. Un tiers a monté catstxt.org, version plus propre et mieux spécifiée que l’originale, avec son propre brouillon de RFC et une revendication d’adoption chiffrée aussi fausse que solennelle. Le faux standard a donc acquis une implémentation concurrente en quinze jours, ce que peu de vrais standards obtiennent.

À la conférence Athens SEO, Martin Splitt, Search Advocate chez Google, a demandé publiquement à l’auteur s’il comptait garder le monopole du standard ou l’ouvrir à l’IETF.

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